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L'édifice
gothique actuel du XVe a été édifié sur les restes d'une église romane. Dans le
clocher, le comte de Gruyère Jean 1er fit placer deux cloches (1502 -
1506). La plus ancienne rappelle que l'église était placée sous le vocable de
Saint-Maurice, de Saint-Pancrace et des Saints Innocents.
Pendant des siècles, Châtillens avait une grande réputation dans le pays, on y
apportait des alentours les enfants morts sans baptême, l'image de
Saint-Pancrace ayant, disait-on, le pouvoir de les ressusciter, juste le temps
de leur administrer un baptême valable. En 1538, les Bernois firent brûler cette
image et Châtillens passa au Culte Réformé. C'est de cette époque que date le
plafond de 1606 et la chaire en marqueterie datée de 1621. Les fenêtres sont
ornées de beaux vitraux du peintre Louis Rivier, placés en 1913.
Les Châtillannais ont beaucoup d'estime pour ce pittoresque sanctuaire. Il
constitue le meuble principal des armoiries de la commune.
En fait de construction historique on pourrait signaler une ancienne maison de
maître située "Au village", construite en 1795, et appelée "Le Château". Il fut
la demeure de Louis Jan, membre du Gouvernement vaudois de 1804 à 1840.
Le territoire communal a une superficie de 202 hectares. Les forêts occupent 50
hectares
La population est de 445 habitants (31.12.2005).
Durant les années 1941 à 1946, une mine de charbon était en activité et occupait
environ 250 ouvriers. Sur la route de Châtillens aux Tavernes est encore visible
l'ancien terril.
Châtillens petite bourgade est restée fameuse dans les annales judiciaires par
un fait qui s'y passa et donna lieu à un procès criminel. C'était en 1361, un
porc laissé en vagabondage attaqua et dévora un petit enfant de Châtillens; on
prit l'animal, on le conduit à Lausanne où le Sautier, après lui avoir fait son
procès, dans les formes, le fit condamner à mort et pendre au gibet.
Relevons enfin que de nombreux mariages ont lieu en l'église de Châtillens,
toute de grâce au-dehors et de recueillement à l'intérieur.
Elisa
Rossier