www.chatillens.ch

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Histoire Les cloches Les cloches de Châtillens (Chanson)
Envoyer Imprimer

Les cloches de Châtillens

(sur la musique des 3 cloches de Jean-Villard Gilles)

Il est au fond de la vallée

- La Broye en donne les échos –

Une colline vénérée,

Avec temple et modeste enclos.

C'est là, loin des bruits de la ville,

Dans un endroit frais et tranquille,

Bien soigné par des mains habiles,

Qu'est le champ du dernier repos !

Et, dans le clocher vénérable,

Noirci par l'usure des temps,

Quatre cloches aux voix triomphales,

Font entendre leurs frais accents ;

Ce sont les cloches de la vallée,

Qui sonnent pour la matinée,

Pour midi et pour la soirée,

Oui, les cloches de Châtillens !

Elles disent leur ritournelle,

Par le beau ou le vilain temps,

L'une est un don de Rubattel,

La plus grande, de Fréderic Jan ;

Elles vibrent à toute volée,

Disant aux gens de la contrée,

Que des coeurs chauds les ont données,

Les chères cloches de Châtillens !

Elles égaient le paysage,

De tout le pays d'alentour,

Elles sonnent pour les villages,

De Vaud et aussi de Fribourg.

De leur clocher, sur la colline,

Qui, toute la région domine,

Elles diffusent une voix divine,

Une voix de paix et d'amour

L'une salue nos journées,

De son timbre clair, argentin,

Et, dans toutes les maisonnées

Elle donne l'heure du matin.

Puis, les hommes vont à l’ouvrage,

La maman vaque à son ménage,

Pour midi fera un bon potage,

Un dîner dont elle aura soin !

Et à midi ce sont deux cloches,

Qui tambourinent à la fois.

L'ouvrier alors se rapproche,

Car voici l'heure du repas,

Puis il reprendra sa corvée,

Courageux pendant la vesprée

Jusqu'au soir en fin de journée,

Dont la cloche l'avertira !

Bientôt ce sera la Noël,

La fête de l'Enfant-Sauveur,

Les cloches seront solennelles,

Pour annoncer ce grand bonheur,

Rappelant qu'un soir en Judée,

Veillant dans la nuit étoilée,

D'humbles bergers, sous la nuée,

Ouïrent les anges du Seigneur.

Pendant longtemps furent ces cloches,

Aux soins d'un fidèle sonneur,

Un citoyen de vieille roche

Les actionnant de tout son coeur.

Maintenant tout est plus pratique,

C'est la sonnerie électrique

Mûe encore à l'automatique.

Pourtant, hommage au vieux sonneur

Ces cloches, ah, quelle belle chose,

Pour notre pays de la Broye,

En temps d'hiver, en temps des roses,

Elles font entendre leur voix,

De leurs accents parfois austères,

lles disent que, sur la terre,

Où il y a tant de misères,

Il faut semer la paix, la joie !

Jean des Biolles.